vendredi 19 mai 2017
lundi 27 février 2017
une cicatrice communale parmi d'autres: HAIES VIVES/ HAIES MORTES
HAIES VIVES/ HAIES MORTES...
On pouvait penser que les mentalités avaient évolué... Les connaissances acquises sur les équilibres écologiques, sur la pérennité des agro-systèmes, sur l'importance à préserver la bio-diversité semblaient le garant d'une autre attitude des acteurs publics.mardi 24 janvier 2017
Les choses se répètent, en politique comme ailleurs
Les choses se répètent, en politique comme ailleurs.
Les critiques violentes sur le déficit démocratique, l'arrogance des élites, la crise de régime, le fossé qui se creuse entre le quotidien des français et "l'establishment", etc... s'estompent dès que les élections approchent comme si, par un effet miracle, la nouvelle élection allait tout résoudre.
Essayons de voir quelle est notre réalité. La logique du profit a transformé la planète en un vaste système marchand. L'humain et la nature devant se plier à cette logique infernale, les dégâts sont considérables. Toutes les initiatives alternatives sont combattues, récupérées ou tolérées à la marge.
La sobriété heureuse, sortir du consumérisme, conjuguer la décroissance au quotidien, au-delà des belles actions menées, supposent des changements de paradigme. Il faudra du temps et de la volonté.
L'histoire nous montre que les ruptures politiques sont le fait de la rue et des mouvements sociaux qui "portent" certains hommes politiques vers des regards différents.
Mais aussi, nous devons retenir que, souvent, les mouvements de rupture se sont réalisés dans la violence car les intérêts en jeu sont tels qu'il ne peut en être autrement.
Mais aussi, nous devons retenir que, souvent, les mouvements de rupture se sont réalisés dans la violence car les intérêts en jeu sont tels qu'il ne peut en être autrement.
Récemment en Grèce un parti a porté beaucoup d'espérance pour finir étranglé par les logiques financières. C'est une histoire qu'il ne faut pas oublier.
Aujourd'hui, certains candidats se réclament de la rupture et apparaissent, du coup, comme porteurs d'un changement possible. Beaucoup y croient. Comme si "l'homme providentiel" pouvait être une réponse.
Certains s'en servent d'ailleurs et les démarches "bonapartistes" sont le pendant des pseudo-concertations des "primaires"
L'objectif de cette mise en scène est bien de légitimer un système en perdition, en jugulant l'abstention afin d'évoquer une représentativité non contestable. Là est le piège.
La finance bridera toute initiative et seule une volonté populaire organisée à travers une Constituante permettra à la démocratie de s'exercer pleinement et d'avoir les armes pour combattre.
Récemment des observateurs expliquaient que la démocratie ne peut exister qu'à travers la désignation des élites. Ils niaient le fait que le peuple puisse exercer sa souveraineté.
Toute la question est dans l'acceptation ou dans le rejet de cette assertion.
Le mode actuel de désignation, le régime présidentiel, la réforme Jospin qui situe l'élection législative comme une chambre d'enregistrement du scrutin présidentiel, l'absence de proportionnelle, ne permettent pas à la démocratie de s'exprimer.
Du coup, doit-on participer à ce type de scrutin dont les résultats finissent toujours pas décevoir ou doit-on montrer par une abstention massive le rejet d'une représentation absurde et sans marge de manœuvre?
L'école qui consiste à faire évoluer le système de l'intérieur a ses adeptes et ne manque pas d'arguments.
A chacun de se déterminer en conscience. le 21 janvier 2017
René Burle, président d'AVEC
jeudi 24 novembre 2016
lundi 14 novembre 2016
mardi 8 novembre 2016
Café citoyen n°10 avec La Semaine de la Solidarité Internationale CANTAL
Depuis
toujours, notre pays s'est enrichi de populations différentes et
variées.
Pourtant,
aujourd'hui, la place de "l'étranger" n'est pas toujours
bien acceptée dans notre corps collectif qu'est devenue la nation
française.
L'histoire
en référence, d'écriture différente selon ses auteurs, nous
essaierons de comprendre la place prépondérante qu'est encore cet
apport: espagnols, portugais, italiens, russes, polonais, arméniens,
maghrébins, asiatiques, noirs africains et tant d'autres...
La
proportion d'immigrés en France est l'une des plus faibles en Europe
(200000/an) et cependant, le sujet reste brûlant, qu'il concerne la
protection sociale ou les échéances électorales.
A
nous d'en débattre avec nos expériences, nos connaissances et en
posant aussi les principes de base: quelle est notre identité, quel
regard portons-nous sur l'autre, quelle société possible pour plus
de fraternité?
Invitation
donc à vous emparer de ces questions . Entrée libre
avec
le collectif Cantal de la SSI Cantal
Libellés :
Café citoyen,
Etrangers,
migrants,
solidarité internationale
Pays/territoire :
Aurillac, France
jeudi 22 septembre 2016
"Aux
origines climatiques
des conflits... et des migrations"
|
Résumé:
Le
changement climatique ne crée pas seulement de motifs
supplémentaires de conflits violents, mais aussi de nouvelles formes
de guerres. Il est devenu un multiplicateur de menaces et modifie le
cours traditionnel des relations internationales. L'afflux de
réfugiés aux portes de l'îlot de prospérité qu'est l'Europe
pourrait se poursuivre et s'accentuer au cours du XXIème siècle.
Ces migrants fuient des guerres qui se déroulent loin de l'occident,
pourtant responsable historique du réchauffement global et qui
rechigne à leur reconnaître un statut.
Agnès
Sinaï est journaliste environnemental à Actu-environnement
et collabore au Monde Diplomatique depuis une vingtaine
d'années...Elle est co-auteure de divers essais parmi lesquels
le Petit traité de la résilience locale (Charles
Léopold Mayer, 2015), Economie de l'après
croissance. Politiques de l'Anthropocène II (Presses
de Sciences Po 2015), ouvrages de l'Institut Momentum sur
l'Anthropocène et ses issues, laboratoire d'idées dont elle est la
fondatrice en 2011. Elle enseigne ces thématiques à Sciences Po
(Paris) dans le cadre du Master Sciences et Politiques de
l'Environnement.
"Aux
origines climatiques
des conflits... et des migrations"
|
Résumé:
Le
changement climatique ne crée pas seulement de motifs
supplémentaires de conflits violents, mais aussi de nouvelles formes
de guerres. Il est devenu un multiplicateur de menaces et modifie le
cours traditionnel des relations internationales. L'afflux de
réfugiés aux portes de l'îlot de prospérité qu'est l'Europe
pourrait se poursuivre et s'accentuer au cours du XXIème siècle.
Ces migrants fuient des guerres qui se déroulent loin de l'occident,
pourtant responsable historique du réchauffement global et qui
rechigne à leur reconnaître un statut.
Agnès
Sinaï est journaliste environnemental à Actu-environnement
et collabore au Monde Diplomatique depuis une vingtaine
d'années...Elle est co-auteure de divers essais parmi lesquels
le Petit traité de la résilience locale (Charles
Léopold Mayer, 2015), Economie de l'après
croissance. Politiques de l'Anthropocène II (Presses
de Sciences Po 2015), ouvrages de l'Institut Momentum sur
l'Anthropocène et ses issues, laboratoire d'idées dont elle est la
fondatrice en 2011. Elle enseigne ces thématiques à Sciences Po
(Paris) dans le cadre du Master Sciences et Politiques de
l'Environnement.
FÊTE de l'ENERGIE: Conférence Agnès Sinaï du Monde Diplomatique
"Aux
origines climatiques
des conflits... et des migrations"
|
Résumé:
Le
changement climatique ne crée pas seulement de motifs
supplémentaires de conflits violents, mais aussi de nouvelles formes
de guerres. Il est devenu un multiplicateur de menaces et modifie le
cours traditionnel des relations internationales. L'afflux de
réfugiés aux portes de l'îlot de prospérité qu'est l'Europe
pourrait se poursuivre et s'accentuer au cours du XXIème siècle.
Ces migrants fuient des guerres qui se déroulent loin de l'occident,
pourtant responsable historique du réchauffement global et qui
rechigne à leur reconnaître un statut.
Agnès
Sinaï est journaliste environnemental à Actu-environnement
et collabore au Monde Diplomatique depuis une vingtaine
d'années...Elle est co-auteure de divers essais parmi lesquels
le Petit traité de la résilience locale (Charles
Léopold Mayer, 2015), Economie de l'après
croissance. Politiques de l'Anthropocène II (Presses
de Sciences Po 2015), ouvrages de l'Institut Momentum sur
l'Anthropocène et ses issues, laboratoire d'idées dont elle est la
fondatrice en 2011. Elle enseigne ces thématiques à Sciences Po
(Paris) dans le cadre du Master Sciences et Politiques de
l'Environnement.
jeudi 2 juin 2016
La Révolution de la proximité: Café citoyen AVEC: jeudi 16 juin

Devant les crises diverses qui se succèdent au sein de nos sociétés
et face au mal-être engendré par notre mode de vie,
des milliers d'initiatives locales voient le jour.
Animé par un auteur auvergnat.
Où il est aussi question de préservation de la ruralité et de développement durable
www.bernardfarinelli.com/la- revolution-de-la-proximite- voyage-au-pays-de-lutopie- locale/
mercredi 23 mars 2016
Présidentielle NON - Constituante OUI
[grouperepublique] Présidentielle NON - Constituante OUI
Nous relayons l'info d'André Bellon, publiée le 13 mars:
Nous relayons l'info d'André Bellon, publiée le 13 mars:
L’élection présidentielle va mobiliser, une fois de plus, avec plus ou moins de bonheur. Or, cette élection est de plus en plus un instrument contre la démocratie. Il est grand temps de sortir de ce piège. La présidentielle n’est pas la solution, elle est le problème.
Le texte ci-dessous propose une solution en posant un principe pour la reconstruction de la démocratie, de la souveraineté populaire. Il est signé par 55 citoyens originaires de nombreux départements français et dont la liste est ci-dessous. Il peut être soutenu ou commenté par l’adresse suivante : 
presidentiellenonconstituanteoui@yahoo.fr
Voter, pour quoi ?
Est-il vraiment raisonnable de consacrer autant d’énergie et d’attention au spectacle de la compétition présidentielle ? Est-ce vraiment cela la démocratie à laquelle nous tenons passionnément ? Au mieux, nous avons, au terme d’une farce médiatique, la possibilité de refuser un des candidats en lice. Une fois élu, celui-ci dispose de pouvoirs exorbitants, notamment le privilège de pouvoir oublier ses promesses ou même de bafouer la volonté populaire exprimée par référendum comme ce fut le cas après 2005.
Après des décennies de violences sociales et de mépris politique, nous citoyennes et citoyens de France, estimons qu’il n’y a pas de solutions à la crise qui frappe la démocratie dans le cadre du système qui régit notre vie publique.
Alors que se profile l’élection de 2017, nombreux sont les appels et initiatives qui veulent utiliser la présidentielle pour rebâtir la démocratie. Ces tentatives, malgré la sincérité de ceux qui les portent, ne peuvent sortir du piège infernal tissé par le système tant national qu’européen. On ne transforme pas un jeu en un autre et on ne peut lier notre combat au résultat, à cette élection, d’une personne, quelles que soient ses qualités. La présidentielle n’est pas la solution, elle est le problème.
Le véritable enjeu est la reconstitution du peuple, souverainement dépositaire du pouvoir en démocratie. Ce pouvoir, par essence collectif, n’attend personne en particulier et n’appartient qu’aux citoyens assemblés.
Refonder la démocratie impose donc, sans tarder, l’élection d’une assemblée constituante en France. Souveraine sous le contrôle de tous les citoyens, elle sera maîtresse de la redéfinition de notre vie publique. Sur le plan local, dans les assemblées communales, les citoyens se rassembleront pour décider ensemble de leur représentation et du mandat qu’ils souhaitent donner à la Constituante.
Citoyennes et citoyens de ce pays, nous sommes le peuple et, en tant que tels, souverains de notre propre destin. Nous appelons donc à remplacer en 2017 l’élection présidentielle par l’élection d’une assemblée constituante.
Non à la présidentielle, oui à la Constituante !
Remy Barbier (Maine et Loire) ; André Bellon (Paris) ; Christian Berthier (Paris) ; Michel Blay (Paris) ; Didier Brisebourg (Var) ; René Burle (Cantal) ; Françoise Castex (Gironde) ; René Chaboy (Tarn et Garonne) ; Bernard Conte (Gironde) ; Daniel Cordiez (Nord) ; Jean-Pierre Crémoux (Haute-Garonne) ; Antonin Delaever (Paris) ; Michel Ezran (Paris) ; Michèle Frayze (Cher) ; Jean-Michel Freguin (Hérault) ; Florence Gauthier (Paris) ; Pascal Geiger (Paris) ; Loïck Gourdon (Loire Atlantique) ; John Groleau (Creuse) ; Bernard Guibert (Calvados) ; Antoine Guilleux (Ardennes) ; Charles Guittard (Paris) ; Stephane Guyot (Val de Marne) ; Raoul Marc Jennar (Pyrénées Orientales) ; Elisabeth Kergoat (Drome) ; Jeannine Lacroix (Hérault) ; Jacques Lafouge (Gironde) ; Michel Laloux (Vaucluse) ; Michel Lambalieu (Vaucluse) ; Gilbert Legay (Oise) ; Guy Léger (Cher) ; Francis Lenne (Gironde) ; Alain Lepage (Seine Saint Denis) ; Gérard Machline (Meuse) ; Marc Mangenot (Paris) ; Georges Martel (Corrèze) ; Jean-Claude Martin (Haute-Garonne) ; Serge Marquis (Paris) ; Maurel (Bouches du Rhône) ; Loïc Monod (Paris) ; Albert-Jean Morrazani (Bouches du Rhône) ; Jérome Pannetier (Bouches du Rhône) ; Pierrette Pasquini (Gard) ; François Paumier (Ariège) ; Louis Peretz (Alpes de Haute Provence) ; Jack Proult (Maine et Loire) ; Sylvie Rabatel (Drome) ; José Ruiz (Vaucluse) ; Vincent Sizaire (Paris) ; Jean Souyris (Hérault) ; Marie-Elisabeth Thomas (Aude) ; Samuel Tomei (Paris) ; Béatrice Turpin (Seine Saint Denis) ; Juan Ramon Vera (Haute Garonne) ; Frédéric Viale (Paris)
mardi 5 janvier 2016
Le syndrome de Forcalquier
LE SYNDROME DE FORCALQUIER
La
corde qui relie le peuple à sa représentation s'effiloche de plus
en plus...
Les
dernières élections ont accentué un malaise à plusieurs étages.
Le
principe électoral d'abord qui ne fait jamais état de tous ces
français qui rejettent en bloc un système dépassé et qui ne
s'inscrivent pas sur les listes électorales ou ne se ré-inscrivent
plus lorsqu'ils doivent le faire. Pas plus d'ailleurs qu'il n'est
fait mention de tous ceux qui, civiques jusqu'au bout et rejetant une
offre qui ne leur correspond plus, glissent dans l'enveloppe un
bulletin blanc ou nul.
Un
français sur deux, parmi les inscrits, qui se rend aux urnes ne
semple plus poser de problème à la représentation élue. Il suffit
de voir comment elle s'enthousiasme lorsqu'il y a un petit sursaut ,
comme lors du deuxième tour des régionales, alors qu'on pourrait se
demander quelle proportion de ces voix supplémentaires est allée
vers les suffrages non exprimés.
L'inversion
des principes démocratiques aussi pose question. Alors qu'à
l'évidence les élus ont à rendre compte au corps électoral de
leurs engagements et de leur action, nous assistons de plus en plus à
des jugements par le haut de notre attitude. Soit nous ne votons pas
assez, soit nous ne votons pas assez bien! Il n'est pas loin le temps
où, sentant le décrochage de plus en plus fort, et ne se remettant
jamais en cause, la représentation nationale nous imposera le vote
obligatoire...
La
culpabilisation du citoyen atteint des records...
L'expression
médiatique atteint des sommets dans l'aliénation le soir des
résultats et le tour de force est que les questions essentielles ne
sont jamais abordées. On pourrait aussi s'interroger sur le peu de
temps consacré aux résultats de deux régions qui ont exprimé un
vote à contre-sens et qui mériteraient qu'on s'y attarde: la Corse
et sa sensibilité autonomiste, ainsi que la Martinique et son
affichage indépendantiste. En d'autre temps, cela aurait fait la
une...
Les
partis politiques sont eux aussi dans l'impasse.
Sans
les accabler, l'on se rend compte qu'ils suscitent au mieux un vote
timide...
Le
PC devient une caricature du caméléon. Rouge au premier tour et
rose pâle au second pour glaner quelques sièges par-ci, par-là,
mettant sans sa pocha toutes les critiques faites quelques heures
avant.
Que
dire des écologistes dont l'expression cacophonique et les
revirements en ont déboussolé plus d'un? Ce parti n'a plus aucun
cap politique et navigue au jour le jour...
Constat
d'échec aussi pour le PG, que ce soit dans un front de gauche
explosé de l'intérieur ou dans la difficulté de trouver un second
souffle.
Quand
à la droite républicaine, elle se caractérise par un discours de
plus en plus proche des idées du FN pour certains, même si quelques
leaders s'en écartent, mais surtout par une acceptation du système
ultra-libéral dont elle est le valet et qui la rend incapable depuis
30 ans d'apporter la moindre réponse cohérente.
Cela
ne l'empêche pas, d'élections en élections, lorsqu'elle est dans
l'opposition de prétendre le contraire.
Le
PS battant lui des records dans l'hypocrisie. Arrivé au pouvoir en
2012, malgré ses échecs précédents lors de l'épisode Jospin et
surfant sur la vague des mécontents du sarkozysme, il a encore berné
ses électeurs.
Son
opposition à la finance et aux logiques financières, sa volonté de
combattre les diktats européens et la chancelière européenne n'ont
tenu que quelques jours. Depuis, fonctionnant en affidé de ceux-là
mêmes qu'ils prétendait combattre, il n'a même pas eu le cran de
se porter en soutien du gouvernement grec lorsque celui-ci en
cherchait.
Pas
plus que la droite, le PS n'a de solutions, hormis celle de
reconduire ses cadres au pouvoir quand c'est possible.
Ce
système électoral lui convient bien puisqu'il ne cesse d'en
partager le contrôle avec les "républicains", le deuxième
tour aboutissant inexorablement à la victoire de l'un ou de l'autre.
Un
seuil a été franchi le soir du premier tour des élections
régionales. La stratégie du pouvoir en place consistant à éviter
à tout prix l'arrivée du FN au pouvoir a abouti à tout et
n'importe quoi.
Le
sommet de cette mascarade s'est passé à Forcalquier lorsque le
maire de la ville, tête de liste PS en Provence-Alpes-Côte d'Azur,
a donné son sentiment quelques minutes après 20h sur son opposant
de droite, dénonçant l’ambiguïté d'Estrosi, le maire de Nice,
enclin aux alliances avec le FN depuis longtemps et dont l'esprit
républicain n'est pas la première vertu.
Toute
cette belle tirade pour se rétracter quelques temps plus tard, suite
à l'injonction de l'autorité de son parti et appeler à voter pour
celui-là même qu'il avait jeté aux orties.
Comment
peut-on se dérober de cette manière, se saborder aussi? Comme si
l'on espérait un retour quelconque des électeurs frontistes dont on
a vu à Paris qu'il n'était pas évident avec la défaite de
Bartolone.
Arriver
à nous proposer Estrosi comme un modèle démocratique et
républicain de la part du PS est d'un niveau jamais atteint!
Reste
le FN dont le succès serait acquis si était dans un système "à
l'anglaise" avec la proportionnalité intégrée immédiatement
au premier tour.
Ce
parti monte en puissance. Avec parfois plus de 40% des suffrages
exprimés, li est arrivé largement en tête au premier tour.
Au
nom de quel principe républicain leur a t-on volé cette victoire?
Cette
manipulation est une honte!
Pendant
combien de temps va t-on nier l'évidence et rejeter le vote de tant
de millions de français?
Est-on
capable d'entendre ce qu'ils nous disent, même si l'on peut craindre
que la réponse du FN n'est pas la bonne?
S'il
y a à combattre le FN, c'est sur le plan des idées et des actes, ce
n'est pas en le privant en permanence d'une représentation qui
devient de plus en plus nécessaire au regard de nos valeurs
démocratiques.
Surtout
que le résultat de cette manipulation maintient en place un système
à deux partis dont on connaît les limites, pour ne pas dire
l'incompétence.
Ne
nous y trompons pas, quel que soit l'accent sincère de l'un ou
l'autre (voir les accents larmoyants de Bertrand dans le Nord) le
système se perpétue et aucune remise en question n'est à espérer.
Le
FN arrivera un jour à gouverner des régions, ou même le pays. Quel
sera son rapport au principe de réalité? La finance mondiale, le
contexte européen?
A
l'aune de cette épreuve, la baudruche risque de se dégonfler.
En
attendant, rien ne nous autorise à priver cette formation de son
droit légitime à gouverner, ou alors il faudrait que celle-ci soit
déclarée hors-la-loi, ce qui n'est pas le cas.
Alors
que nous vivons un chaos climatique aux conséquences désastreuses,
"l'accord sans accords" de la COP21, certes une première,
est loin d'être une réponse telle qu'on l'aurait voulu.
La
réponse du gouvernement à la menace des attentats s'est traduite
par un rallongement de l'état d'urgence et la mise à l'index de
plusieurs militants privés de leurs droits fondamentaux.
La
crise démocratique dont nous ne venons de parler s'inscrit donc dans
un contexte tendu.
La
question qui doit être abordée aujourd'hui est celle de la
pertinence de rester dans le modèle qui nous est proposé.
Dans
celui-ci, les élections telles qu'elles fonctionnent aujourd'hui
sont le problème et non la solution.
Les
citoyens s'organisent et proposent des contre-modèles. Encore faudra
t-il apporter une réponse en termes de rapport de force avec la
dynamique des réseaux.
Le
processus emmenant à une Constituante éveillera les consciences et
redonnera sens à la souveraineté populaire.
Restera
aussi l'affrontement aux puissances financières qui risque de ne pas
se faire en douceur, même si certains pays ont montré la voie.
Les
enjeux nous dépassent, mais tout nous appartient...
René
Burle, Président AVEC,
fin décembre 2015
vendredi 20 novembre 2015
Rapport moral AG AVEC nov. 2015
RAPPORT
MORAL AVEC
21 oct.
2015/ AG du 5 nov. 2015
L'année
écoulée mérite qu'on prenne un peu le temps du recul.
En
effet, nous avons fait preuve d'une certaine densité associative.
Les ateliers, plénières et cafés citoyens ont été relativement
nombreux. Nous nous sommes retrouvés avec d'autres pour des projets
communs. Ce qui est une avancée.
Nous
avons participé à des manifestations publiques.
Nos
textes et nos analyses sont souvent considérés comme pertinents.
Installés,
de façon modeste certes, dans le paysage aurillacois, notre
association est maintenant connue.
Notre
volonté de ne pas rester isolés, de croiser les autres forces nous
a emmené récemment à rejoindre la semaine de la solidarité
internationale.
Reste
cependant que nous vivons une période compliquée qui se caractérise
par une absence de perspectives, une faiblesse chronique du
militantisme et une incapacité à retrouver de l'enthousiasme pour
des réponses politiques.
Le
mal est profond et nous impacte tous, aussi bien dans nos parcours
individuels que dans nos aventures collectives.
Analysons
d'abord les enjeux.
Ce
territoire fourmille d'acteurs et d'initiatives intéressantes.
Beaucoup, ayant perdu espoir en une réponse politique et collective,
considèrent que la meilleure démarche est avant tout de se
démarquer du consumérisme et essayent de vivre autrement, mieux,
dans un autre rapport aux choses et aux objets.
Cette
attitude porte en germe beaucoup d'espoir à condition d'y associer
un coefficient politique de transformation des forces en présence.
Le
système que nous dénonçons se caractérise par deux principaux
ressorts: le premier, assez insupportable, est sa capacité à tout
récupérer, y compris les plus belles idées et les plus beaux
projets. Le second est d'avoir progressivement étouffé toutes les
alternances et de nous réduire à se défendre et rechercher des
réponses adaptées ponctuellement.
La
lucidité nous conduit à réfléchir au terrible constat
d'aujourd'hui: que pèsent nos actions diverses au regard des
déferlantes ultra-libérales qui font profit de tout, déséquilibrent
l'éco-système et asservissent les hommes?
Dans
ce tableau assez noir, soyons attentifs aussi à ce que nous disent
les autres, les plus jeunes en particulier, souvent absents de nos
rencontres.
La
plupart considèrent que nos modes d'actions n'ont aucune efficacité,
ne correspondent plus. Cela questionne.
La
mobilisation, pour cette jeunesse, s'articule autour de projets
concrets, comme le café associatif en germe à Aurillac.
A
l'inverse, nos analyses, nos réflexions sur un monde de plus en plus
sombre, leur parait sans grand intérêt, d'autant que la toile
permet aussi de retrouver les mêmes analyses.
Le
schéma électoral n'offre plus beaucoup de perspectives non plus.
La
crise grecque en est l'exemple le plus caricatural.
Après
l'espoir soulevé par les votes successifs du peuple grec, portant au
pouvoir par trois fois un parti rafraichissant, en opposition au
système ultra-libéral, c'est la douche froide et l'imposition par
les forces de l'argent d'un plan accablant les couches populaires.
Un
seuil est franchi depuis les déclarations des responsables européens
qui n'ont pas mâché leurs mots: aucun verdict populaire n'entravera
les décisions prises à Bruxelles.
Nous
en avions eu les prémices suite au vote français de 2005 dont
l'Europe n'a pas tenu compte.
C'est
la première fois depuis longtemps que, de façon aussi nette, on
nous met le contrat ainsi sous les yeux: la règle est ainsi, on ne
la changera pas.
Ce
qui nous interpelle dans ce que nous faisons chacun d'entre nous.
A
quoi bon du coup s'évertuer à espérer changer les choses dans un
contexte électoral qui, de toutes façons, ne sera pris en compte
que si les votes correspondent à la logique du système?
Cette
Europe-là est un piège et on ne la changera pas de l'intérieur.
Restent
que, en Amérique latine en particulier, de Cuba à l'Uruguay, du
Chiapas à la Bolivie, de belles choses se font: des expériences,
des pratiques gouvernementales redonnent espoir en quelque chose de
possible.
Mais
on est loin d'Aurillac!
Petite
association parmi d'autres, que pouvons-nous espérer?
D'abord,
faire ce que nous savons faire: instaurer le débat, accepter nos
différences, provoquer sans cesse l'analyse critique qui nous
conduit à penser que nous n'avons qu'une seule perspective:
l'affrontement du système et non son amélioration.
Là
est la ligne de démarcation.
Inviter
ici des gens qui méritent l'écoute:
Bellon
pour une Constituante, Balbastre, l'auteur des "Nouveaux chiens
de garde" qui sont déjà programmés.
En
2016, l'on pense à des sujets comme la violence des riches, les
paysans, la Palestine, etc...
Démarquons-nous
en effet des débats qui ne remettent rien en question et qui
confortent le système.
Emmagasinons
en nous des éclairages pour mieux comprendre ce qui est en jeu et
être prêts à des réponses adaptées.
Nos
cafés citoyens, quelles que soient leurs limites, sont un
lieu d'échanges où nous nous réapproprions les choses, et c'est
important!
Des
chantiers citoyens plus larges où nous cultiverons la pédagogie du
débat sont aussi à imaginer.
Notre
peu de force ne doit pas nous inciter à nous flageller. Cela
s'inscrit dans un malaise général et une crise du militantisme qui
nous concerne, mais nous dépasse .Nous subissons cela comme
d'autres, qu'ils soient appareils politiques, syndicats, etc...
Comme
nous n'offrons ni postes de pouvoir, ni mandats rémunérés, ni
pistes pour un travail, nous ne sommes pas les plus attractifs!
Les
méandres raffinés de la crise politique nous incitent à connaître
et à comprendre.
Peut-être
que notre fonction citoyenne est d'abord là.
Le
processus par lequel les lignes bougeront est difficile à anticiper.
Y
préparer les citoyens que nous sommes et ceux qui nous rejoindront
est en soi un acte politique dont nous pouvons faire notre moteur.
Le président, René
BURLE
5nov.
2015
jeudi 5 novembre 2015
Café Citoyen n°7: Migrants, Réfugiés, Exilés
Pays/territoire :
Aurillac, France
vendredi 4 septembre 2015
mardi 12 mai 2015
ESSAI pour COMPRENDRE
Loin
du fracas des médias, quand on essaye de lire l'actualité et de
saisir les enjeux, on est frappés par la perte de repères et les
abysses qui s'ouvrent devant nous.
La
longue histoire exclusive des deux partis dominants et tour à tour
au pouvoir en France depuis des années est en passe de se terminer.
Une troisième force existe et s'est implantée. Ses racines ont
poussé sur le terreau de la déception, des promesses non tenues,
d'un quotidien difficile et qui n'évolue pas. On peut même dire
aujourd'hui que le distinguo traditionnel entre "droite" et
"gauche" s'est de plus en plus décalé entre les partis au
pouvoir et les autres. Les deux partis traditionnels qui ont les
commandes étant de plus en plus assimilés à des courroies de
transmission du système financier, quelques soient les discours des
uns ou des autres.
Cela
va plus loin. La perception d'un certain malaise encourage certains à
modifier le nom de leur parti. Comme si le changement de façade
allait permettre de changer la maison alors que les fondations
s'écroulent.
Le
calendrier électoral à répétition ne permet jamais de se poser
les bonnes questions d'une démocratie en crise. A la va-vite, avec
des manœuvres affligeantes et des calculs électoraux on a fait
évoluer un système départemental qui produit une assemblée par
binômes dont on sait qu'elle ne changera rien au fond. Entre les
deux présidentielles de 2012 et 2017, comme depuis le début des
quinquennats, on est passés par les municipales, les sénatoriales,
les européennes, les départementales et bientôt les régionales.
Très peu d'enthousiasme chez les électeurs. Au mieux la force de
l'habitude, le réflexe d'appartenir à tel ou tel camp, mais aucun
véritable espoir de changement. La perte de confiance, la désertion
des urnes aboutissent non pas à une remise en question d'un système
électoral à bout de souffle, à un changement de posture de la
classe politique, mais à une culpabilisation des citoyens et à la
menace d'un vote obligatoire. Vaille que vaille, l'on voit une
représentation politique qui ne se remet en cause sur rien et qui,
démocratie bancale ou pas, y va pour l'emporter, alors que le score
est souvent ridicule en proportion des électeurs inscrits (ne
parlons pas de tous ceux qui ne s'inscrivent plus). Mais l'emporter
pourquoi?
L'histoire
se répète d'une courbe de chômage qui augmente, de la perte
d'acquis sociaux grignotés jour après jour quelques soient les
discours qui accompagnent les mesures, d'une nature asservie et
de ressources pillées au détriment de notre équilibre et de notre
futur. Plus aucune vision, plus aucun cap.
Seuls
les médias dominants, complices et acteurs de cette mascarade,
essayent de nous y faire croire encore, en agitant les petites
histoires du microcosme. Chacun l'a bien senti aussi. Tout événement
est utilisé avec des calculs dissimulés derrière des discours.
L'idéologie
sécuritaire a pris appui sur ce qui s'est passé en France en
janvier et, y compris, les moyens financiers sont là pour l'appuyer.
L'importance accordée au fait religieux dans notre société pose
aussi question.
Les
trois religions monothéistes deviennent les points cardinaux d'une
république vacillante.
Le
désarroi s'empare des gens car les réponses n'apparaissent pas.
La
configuration politique pose question. Doit-on faire évoluer les
partis? Certainement, mais comment? La souveraineté populaire doit
s'exercer en plein. Pour cela, il faut changer les règles du jeu et
avoir une démocratie revivifiée par une Constituante.
Dans
ce champ-là, les partis tels qu'ils sont aujourd'hui accepteront-ils
ce bouleversement? Certains pensent que les partis ont vécu leur
temps. Mais par quoi les remplacer?
Comment
dans un monde interconnecté en permanence échapper aux puissances
de l'argent qui manipulent en une seconde des opérations de
plusieurs milliards d'euros d'argent virtuel?
Comment
redonner puissance et pouvoir aux représentants des peuples afin de
dégager un destin collectif autre que la dégringolade?
Le
destin de la Grèce est exemplaire. Poussé par son peuple, le
gouvernement affronte les logiques ultra-libérales portées par les
représentants européens. Jusqu'à quelle extrémité? Pour quels
résultats?
Et
du coup, quels regards porter sur cette Europe qui dénie la
souveraineté du peuple grec?
Le
traité transatlantique combattu par des forces militantes ne
rencontre aucun écho, ou presque, dans les médias. Et pourtant, son
éventuelle application serait une chape de plomb de plus sur nos
libertés.
Le
désespoir et la misère poussent beaucoup d'africains à essayer de
rejoindre nos territoires. Comment jeter les ponts d'une relation
Afrique-Europe autre que celle du pillage et d'une aide au
développement qui a failli?
L'espérance
d'un changement passe par la compréhension des enjeux et la
formulation d'un projet politique qui parle vrai et qui ne fait pas
semblant. Des états qui reprennent la main, s'appuyant sur une
démocratie digne de ce nom et en capacité de faire de vrais choix.
Difficile,
mais possible. En Islande, en Amérique latine, certains montrent la
voie. Des gouvernements appuyés par des populations osent s'opposer
à la machine dominante.
Camus
disait que quand il ne reste rien à l'homme, il lui reste le
combat...
R.
B. début mai 2015
dimanche 19 avril 2015
Les médias, entre information et manipulation
6ème
Café citoyen
Les
médias, entre information et manipulation
intermédiaires
ou créateurs de l'actualité?
au bar le Canotier,
d'Aurillac,
18 rue du Buis, le mardi
5 mai à
18h30
L'époque
actuelle se caractérise par une abondance médiatique. De
la toile à la télé en passant par les radios et la presse écrite,
les médias accompagnent notre quotidien. Donnent-ils du sens et
permettent-ils les repères attendus?
Sont-ils
les outils qui permettent une meilleure compréhension d'un monde en
perpétuel mouvement? Répondent-ils aux attentes des gens? Ou bien
obéissent-ils à d'autres logiques?
Leurs
prismes sur les événements, du local
à l'international,
nous livrent-ils les bonnes clés de compréhension?
Beaucoup
de questions à débattre ensemble lors de ce
6
ème café citoyen d' AVEC
avec15@laposte.net
https://www.facebook.com/avec15000
mercredi 1 avril 2015
Elections: problème ou solution?
Les dernières élections ont donné le spectacle affligeant d'une classe médiatico-politique sourde et muette. Sourde aux attentes des gens, muette en termes de réponses.
Ces élections, plus que d'autres encore, représentaient un simulacre. Les contours et compétences des nouveaux départements ne sont pas encore définis. Pire, ils sont voués à leur disparition. Les différents arguments des candidats sonnaient souvent creux.
Par le fait des binômes, le nombre de conseillers augmentait alors qu'on nous parlait de leur réduction. Le département historique, représentation des cantons, a volé en éclats. Leur délimitation, ne serait-ce que sur Aurillac, laisse songeur.
La future prégnance des métropoles sur les territoires est déjà en toile de fond. Cette élection territoriale a été traitée, une fois de plus, comme un test national. Dans ce contexte, plus d'un français sur deux ne s'est pas déplacé au 2è tour. S'y rajoutent les bulletins blancs et nuls dont les médias ne parlent jamais alors qu'ils sont l'expression ultime du civisme. La rupture est consommée entre des français perdant confiance en tout changement véritable et une représentation politique sans issue autre que leur propre renouvellement.
Si on analyse les raisons de ce désamour rapidement, on peut y voir quelques causes évidentes.
La droite, tenante du système ultra-libéral n'a aucune réponse au désarroi des français les plus démunis, considérant quelque part qu'ils sont responsables de ce qui leur arrive. Cette droite agite de plus en plus les idées du FN, mais situe ce parti comme infréquentable, même si localement des alliances se nouent.
La gauche du PS ayant depuis longtemps abandonné toute volonté de combattre, avec d'autres valeurs, la société du profit à tout va, accompagne le système et avance à tâtons, sans projets, sans enthousiasme.
Les deux grands partis qui structurent gauche et droite se ressemblent étrangement et s'éloignent de plus en plus des citoyens désabusés.
Le FN, au discours plus lissé, séduit de plus en plus les mécontents, les déçus, les découragés. Comme un dernier espoir à tenter pour certains... Le mode de scrutin pour ces départementales renvoie les frontistes dans les cordes avec quelques élus alors que leur représentation est plus que significative. Cela renforcera encore ce parti, de plus en plus considéré comme victime d'une loi électorale injuste.
A gauche du PS, où pourrait se situer l'espoir, force est de constater que les français semblent peu attirés. Il faut qu'on essaye d'en déterminer les raisons. C'est la réalité dont s'empare le PS pour réclamer l'union autour de son leadership, encore et encore, comme toujours...
Les soirées d'élections se suivent et se ressemblent. Une brochette d'hommes et de femmes politiques répartis sur les différents plateaux, des journalistes complices, un traitement méprisant de l'abstention (quand on en parle), et les petites histoires à offrir en pâture sur le microcosme.Comme si le système pouvait se prolonger ainsi dans sa bulle, alors que la souffrance grandit et que l'enthousiasme s'est tu.
Les vainqueurs le sont par défaut, mais en font des tonnes, les battus attendent de meilleurs jours mais annoncent qu'ils ne le sont pas vraiment et l'alternance pointe le nez, d'après les "spécialistes" Mais quelle alternance? Depuis des décennies, on passe d'une droite qui a perdu depuis longtemps toute idée novatrice, s'affichant comme un caniche des USA, à une gauche sans ressorts et surtout sans courage.
La réalité ressentie par les gens est bien que les partis politiques dominants aujourd'hui n'impactent plus leur quotidien et sont incapables de changer quoi que ce soit.
Apparaît alors dans sa vérité cruelle le fait que les candidats sont avant tout, pour la plupart, centrés sur leur propre parcours.
Combien de temps encore avant que politiques et journalistes affidés acceptent le constat d'une coupure politique, d'une crise de régime imposant un changement radical des règles du jeu, une représentation responsable et révocable devant la souveraineté populaire?
A ce stade, les élections sont le problème et ne sont plus la solution.
A faire comme si la vie démocratique n'était pas en danger, politiques et médias portent une lourde responsabilité. Le jeu des chaises musicales qu'on se renvoie des uns aux autres poussera à bout de plus en plus des citoyens déboussolés. Il faudra une soupape. Autant que ce soit celle d'une démocratie revivifiée, avec présence de la proportionnelle, limitation des mandats, redéfinition de l'ensemble du cadre démocratique.
Et tout cela à travers un processus constituant...
René BURLE, le 31 mars 2015
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